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  • Mélissa Roux

Halte aux aliments ultra-transformés

Les aliments apportent tous les nutriments nécessaires à chacune de nos quelques 10 trillions de cellules vivantes qui forment nos tissus, nos organes, pour ainsi dire, notre corps physique tout entier. Nous sommes un univers à part entière pour ces 200 types de cellules qui naissent, vivent, respirent, se multiplient, éliminent leurs déchets, communiquent entre elles et meurent. On comprend alors l’importance de leur apporter ce dont elles ont besoin en qualité et en quantité suffisante afin d’optimiser leur fonctionnement et par extension, notre organisme.


Mais encore faut-il savoir se nourrir.

Comme le dit si bien le Professeur Henri Joyeux "Toutes les pubs que vous voyez à la télévision, c’est ce qu’il ne faut pas acheter. " Nous pourrions dire également que tout ce qui n’existe pas naturellement dans la nature, c’est ce qu’il ne faut pas manger.


Aujourd’hui plus de 50% des produits vendus en grande surface sont des aliments ultra-transformés. Cela signifie que ce sont des aliments décomposés puis recomposés de toute pièce par l’homme. Evidemment, il ne s’agit pas de cuisine mais plutôt de chimie !


Boissons sucrées, jus de fruits, biscuits, brioches, céréales, barres chocolatées, yaourts, plats préparés, nuggets, chips, cordon bleu, pain de mie, soupes industrielles… la consommation quotidienne de ces aliments ultra-transformés n’est pas sans conséquences sur la santé. La dose importante de sucre dans ces produits crée aussi une dépendance qui s’accompagne d’une sensation de manque et dénature véritablement le palais.


Ces « aliments » dont la transformation a détruit toute la structure de l’aliment brut et naturel, n’ont plus aucunes vertus pour la santé mais sont plutôt source de :

  • Sucre sous toutes ses formes

  • Mauvaises graisses

  • Pesticides et autres substances chimiques

  • Additifs chimiques (les colorants, les conservateurs, les exhausteurs de goût, agents de texture…) soit environs 400 additifs autorisés en France.

  • Et autres substances utilisées par l’industrie pour divers procédés (le démoulage par exemple) qui n’apparaissent pas sur les étiquettes mais qui sont présentes en très faibles quantités dans le produit final.

Nous avons fait de ce cocktail de substances chimiques des « aliments » dépourvus de nutriments et toxiques pour notre organisme qui ne peut pas les assimiler, ni-même les éliminer correctement. Les perturbateurs sont aussi très présents notamment par les pesticides qui sont des perturbateurs endocriniens que notre corps n’a JAMAIS consommé dans son histoire. Cette nourriture industrielle est toxique par la présence de ces molécules chimiques qui modifient le comportement de nos cellules et perturbent notre système nerveux central.


Des produits qui affectent notre santé.


Aujourd’hui nous faisons face à des carences nutritionnelles alors que nos placards débordent de nourriture. Il y a une augmentation des troubles digestifs et des problèmes de peau. Les enfants font de l’eczéma de plus en plus jeune mais aussi de l’asthme, du diabète et présentent des troubles comportementaux. Sans compter la multiplication des allergies et des intolérances alimentaires en quelques années. On en vient à remettre en cause certains aliments de base (farine de blé, produits laitiers) alors que le problème ne vient pas de l’aliment d’origine mais bien de sa transformation par l’homme et ce qu’il est devenu. On se tourne alors vers de nouveaux « produits santé » dit meilleurs pour la santé alors qu’ils sont eux aussi ultra-transformés.


Bio, sans gluten, sans huile de palme, végétarien ou vegan ne veut pas dire que ce n’est pas transformé. En réalité, ils n’ont pas plus de qualité nutritionnelle que les autres produits industriels.

Comme c’est la dose qui fait le poison, personne ne se tient responsable des maladies chroniques qui explosent aujourd’hui et ce, dès le plus jeune âge.


Revenir progressivement à une alimentation simple, à partir de produits bruts, adaptée à notre physiologie, passe par un véritable électrochoc, notamment lorsque l'on comprend que « Les gens sont nourris par l’industrie alimentaire, qui ne s’intéresse pas à la santé, et sont soignés par l’industrie pharmaceutique, qui ne s’intéresse pas à l’alimentation. » – Wendell Berry


Il est donc inutile de perdre son temps à regarder les étiquettes ou utiliser une application pour savoir ce que contiennent les céréales du petit déjeuner ou tout autre produit transformé du supermarché, vous gagnerez du temps à ne plus y mettre les pieds !

Vidéo : "Céréales, barres chocolatées : les aliments ultra-transformés nous tuent", Anthony Fardet



Des aliments bruts, naturels et frais.


La pleine santé passe avant tout par la qualité nutritionnelle de notre alimentation qui débute par le respect du produit depuis son origine jusque dans l’assiette. Prenons l’exemple d’un œuf de poule élevée en batterie, vous mangerez et assimilerez une boule de stress qui aura perdu une grande partie de ses valeurs nutritionnelles par rapport à un œuf de poule dont les besoins physiologiques auront été respectés.

Plus l’aliment est naturel, respecté et consommé frais, meilleur est son apport nutritionnel pour notre organisme.


Alors il s’agit de revenir progressivement à une alimentation proche de la nature et de son respect, d’identifier et diminuer les aliments toxiques et les mauvaises habitudes et si l’on ne veut pas bouleverser toute la famille du jour au lendemain ou si l’on ne sait pas par quoi commencer, le premier choix est de prendre du temps pour s’informer.


Anthony Fardet, Chercheur en nutrition préventive, dénonce également l’invasion des « faux aliments » et leurs conséquences sur la santé dans son livre Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons Vrai.


Quoiqu’il en soit, une fois que l’on (re)découvre une alimentation adaptée à notre organisme, les portes d’un véritable bien-être physique et mental s’ouvrent à toute la famille.


« Que ton aliment soit ta première médecine » disait Hippocrate, médecin grec de l’Antiquité.

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